
Let's all meet in the bedr00mz
Where my dreams take forms
And crash into eachother
It's not pretty
It's not ugly
It's real and powerful
But a single question haunts me
Can the scribbles of my heart reach your soul ?
Will you hear it, understand it
Will you remember it
Will you remember me
It doesn't matter in the end because all will fade away
Time creates and consumes everything
So let's make the best out of it since we are still here
And don't blame yourself for being tired
Take your time and rise and shine when you'll be ready
Your light will surely reach someone's heart
And it will be beautiful

C'est la nuit déjà,
Masque noir et yeux jaunes,
J'enfile une veste sur les épaules,
Cloue cette loque de casquette sur ma tête,
J'la trimballe partout, de même que
Ma sacoche avec son contenu contentieux
Les murs de la chambre fondent sous l'humidité de cette ville de rats
Je quitte les lieux, sanctuaire, cabinet de curiosités, collections de boulons ramassés au marché aux puces, métal rouillé, stickers, carnets "blackbooks", marqueurs morts, mouchoirs jetés à côté de la poubelle, livres de Ryū Murakami, bouts de miroirs cassé, cendres et mégots fumés, miettes de tabac, sucre de bonbons acidulés sur la table, cannettes vides, boîtes en cartons qui s'entassent les unes sur les autres que je n'ai jamais ouvert depuis mon déménagement.
Je zone, j'erre, c'est ici
Que je ne ferme pas l'oeil
Rester attentif à tout passage dans la cité
Gauche et droite,
Directions diamétriquement opposées,
Sens contraires, tunnel,
Passer les frontières, dépasser les limites,
Et puis y a moi, tout seul, face au mur,
Je pose
Des lettres
À l'encre indélébile, à la spray, à la peinture ; un message déformé, pour les initiés, les amateurs, pour ceux qui ouvrent l'oeil dans la ville
Pour les marginaux qui ne voient pas l'art dans les galeries, pour les spotteurs de BXHELL
Pour ceux qui communiquent en silence ou avec des cris
Lève les yeux
Descente dans la ville en rouge, chrome et noir,
Quand c'est fini, step counter affiche 13 000 pas ;
J'm'en vais retourner au pieu, mains sales
Matelas poussiéreux, noyer mon épuisement dans mon pc, les pixels, les updates sur les villes digitales et flux ininterrompu jusqu'à ce que le sommeil viennent m'arracher de ce monde corrompu.




